Pour un retour a une vision sacrée de l’eau

L’eau qui a une importance vitale, exprime également une réalité supérieure (ou surnaturelle) dont la valeur est difficilement appréciable par l’homme moderne.
En effet celle-lui arrive directement sur commande via le robinet, souvent avec un écoulement sous pression pour le moins dénaturé. Il n’a plus à se déplacer pour aller la chercher, la contempler et constater au passage son abondance ou sa rareté qui fluctuent au gré des saisons.
La machine à laver ou le lave vaisselle, s’ils libèrent l’homme de certaines « corvées », ne lui permet plus de constater directement l’action dissolvante et nettoyante de l’eau, rendant opaques et virtuels ces processus et individuellement il n’a plus non plus à se soucier de la gestion de l’eau souillée et à en subir éventuellement les conséquences.

L’eau est ainsi perçue plus comme une simple ressource utilitaire et marchande, dont la provenance et la destination ne sont plus apparentes.
Réduite à la formule chimique H2O pour la caractériser lorsqu’elle est enseignée à l’école, il n’est pas aisé de percevoir l’eau dans toutes ses dimensions et notamment au niveau symbolique.

L’eau a ainsi perdu son caractère sacré. Jadis certaines sources et forêts étaient considérées comme sacrées (et donc inviolables) à titre d’exemple afin de les conserver dans leur forme originelle, de laquelle se dégage la beauté et l’harmonie.
La beauté de l’eau à l’état naturelle apporte une expérience directe d’ordre purement qualitative, outrepassant la raison discursive, qui apaise l’âme.

Elle est un support contemplatif primordial, permettant de prendre conscience de multiples principes supérieurs, selon son aspect ou sa dimension observée.
D’ailleurs en s’exerçant à cette pratique nous constatons les limites de l’esprit analytique et de la pensée discursive tant les fonctions de l’eau, ses symboliques et ses caractéristiques peuvent s’interconnecter, le tout sur des plans multidimensionnels.
L’observation des vagues du bord de mer permet de s’imprégner de la vie que l’eau symbolise, au travers du flux et du reflux des vagues, mouvement analogue à la respiration.

Envisagé d’un point de vue métaphysique, ce mouvement dont le cycle forme l’alpha et l’oméga, représente le développement de la vie (manifestation) que l’eau apporte au travers du flux puis la disparition de la vie (réabsorption) lorsque l’eau se retire.
Dans le processus de création/destruction (ou plutôt formation/déformation), l’eau permet aux choses de prendre forme par la souplesse qu’elle procure mais elle permet également de faire disparaitre les formes de part sa force et sa puissance.

L’eau permet par exemple à l’homme de former des poteries en argiles mais également de les détruire par la pluie si celle-ci n’a pas été durcie par l’action du feu.
Concernant la souplesse, le déploiement d’une plante (dont la totalité est présente dans la graine) a besoin de l’action de l’eau pour assouplir la graine dans le processus de germination mais aussi pour lors de la croissance de la plante. De plus il est intéressant de constater que la souplesse du sol apportée par l’eau permet le plongement des racines dans le sol. En cela l’arrosage d’une plante peut avoir plus pour rôle d’assouplir le sol, qu’un apport direct de l’eau au végétal.
La fonction vivifiante de l’eau (eau germinale) peut se contempler à l’échelle d’une plante mais également à l’échelle d’un village. L’observation des anciens villages dont le développement s’effectuait autour des points d’eaux, permet de s’apercevoir de la place centrale de l’eau dans le développement de la vie autour d’elle : fontaines, bassins, lavoirs étaient des constructions extérieures pour l’usage de l’eau, animant l’ensemble du village en occasionnant de nombreux échanges et bavardages.

Cette action vivifiante qui s’opère sous l’action de l’eau peut également être envisagée comme une opération alchimique. En effet le développement de la vie occasionne en même temps la dégradation/transformation de la matière inerte.
Ainsi c’est l’action de l’eau qui va permettre le développement de champignons puis de micro-organisme capables de dégrader une construction en bois si celle-ci n’est pas protégée. Ce même processus est à l’œuvre lors de la digestion.
En complément du symbole de vie, l’eau est également symbole de naissance, les nouveaux nés sortant de l’eau lors de leur venu au monde.
Et à l’opposé l’eau peut-être symbole de mort, voir de purification par la mort (l’eau diluviale), comme conté dans les mythes diluviens (déluge). A noter que le feu possède cette même symbolique de la mort et de fonction purificatrice. Et signalons au passage que l’élément eau correspond au féminin tandis que l’élément feu correspond au masculin.

L’observation de l’écoulement de l’eau de part le mouvement et le bruit qu’elle occasionne permet de prendre conscience de l’écoulement du flot de vie ainsi que la manifestation du principe divin, de sa volonté agissante. L’eau symbolise dans ce cas la matière primordiale de laquelle découle toute chose.
L’eau est évoquée en tant que cette matière primordiale dans la Genèse lorsqu’il est dit que l’esprit de Dieu planait à la surface des eaux. La Genèse fait également la distinction entre les possibilités formelles et informelles de l’eau lorsqu’elle évoque la séparation des eaux d’en haut et d’en bas.
A l’inverse l’eau à l’état solide et statique, de neige ou de glace est symbole de pureté (de part sa couleur blanche) et d’éternité (de part le silence des paysages qu’elle procure). En contemplant un paysage enneigé, nous pouvons ressentir le principe éternel, l’esprit divin hors de toute dimension, qui ne peut-être localisé spatialement ou temporellement.
La transparence / clarté de l’eau observée lorsque celle-ci est paisible, peut-être une analogie au mental non agité, au travers duquel peut transparaitre le fond des choses.

Elle est également un élément permanent mais dont la manifestation impermanente, illustré par le proverbe issu de la philosophie d’Héraclite « On ne baigne jamais deux fois dans le même fleuve » qui décrit le mouvement du monde comme un changement perpétuel.
L’immersion en elle nous fait prendre conscience de notre véritable essence qui précède notre forme et que nous retrouvons lorsque nous la quittons, telle une goutte d’eau rejoignant l’océan.

L’eau de part sa propriété dissolvante et sa capacité à transporter les éléments, a une action nettoyante et purifiante. Elle symbolise la purification (eau lustrale). Dans le corps humain, il est possible qu’elle ait un rôle plus important pour cette qu’elle emporte (grâce au système lymphatique, à la transpiration et à l’urine) que ce qu’elle apporte.

Cette évacuation des déchets permet au corps de conserver son équilibre ou de le rétablir. Cela nous mène à une autre symbolique de l’eau : la guérison.
La France regorge de fontaines et de sources miraculeuses, dont la chrétienté à donné une importance toute particulière, auxquelles étaient attribués certains pouvoirs dont celui de guérir les malvoyants. Elles étaient dédiées à un Saint ou à la Vierge Marie et étaient des lieux de pèlerinage.

Depuis des temps reculés, l’homme a aménagé des thermes pour utiliser les propriétés curatives des sources d’eau sulfureuses et alcalines (eau thermale). Cette eau qui traverse plusieurs couches géologiques afin d’acquérir sa composition possède d’ailleurs une température surnaturellement élevée (30°C).
Sur des vestiges de bains thermaux restaurés vers 1850 nous pouvons encore lire l’inscription « BENI SOIT DIEU QUI FIT JAILLIR LES SOURCES. À CÔTE DES MAUX, IL MIT LE REMEDE »

Cette eau avait le pouvoir des traiter des maladies comme maladies de la peau, des articulations (rhumatismes) ou encore les engorgements internes.
Certains rites religieux utilisent les symboliques de l’eau comme les ablutions (rituelles de purification), voir en combinent plusieurs comme le baptême qui est à la fois une mort puis une renaissance dans une nouvelle vie avec la purification des péchés.

Enfin l’eau possède des propriétés étonnantes, qui dépassent le cadre rationnel (limitatif) de la science académique.
Tout d’abord la particularité que celle-ci a de pouvoir monter par capillarité lui confère un pouvoir « antigravitationnel » qui va à l’encontre de la gravité telle qu’elle est énoncée. C’est de cette manière que l’eau alimente les arbres et autres végétaux. Cela ouvre d’ailleurs la perspective que la pesanteur soit en réalité plus régie par les lois de la densité que par un aimant qui serait situé au centre de la Terre.

L’eau possède également des propriétés magnétiques, permettant sa détection, qui sont purement niées par la science institutionnelle (mais cependant reconnues par la géobiologie/radiesthésie) prétextant que des expériences menées dans les années 1980, n’ont pas donné plus de résultats que le hasard. Pourtant une expérience à la portée de tous, permet en quelques minutes de s’apercevoir du contraire : pour cela il suffit de couder deux tiges de fils de fer d’une longueur d’environ 30 cm en forme de L pour en réaliser des baguettes avec des poignées, et de les maintenir parallèles (à une distance de 15-20cm) entre ses doigts, les points fermés sans trop les serrer afin de les laisser pivoter lorsque l’eau les fera réagir. En arrivant au dessus d’un cours d’eau celle-ci vont s’écarter ou se croiser selon si l’on arrive de manière perpendiculaire ou parallèle au cours d’eau et nous ressentons cette force magnétique qui anime les baguettes, comme s’il s’agissait d’aimants.

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ribou83
Invité
ribou83

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La machine à laver ou le lave vaisselle, s’ils libèrent l’homme de certaines « corvées », ne lui permet plus de constater directement l’action dissolvante et nettoyante de l’eau, rendant opaques et virtuels ces processus et individuellement il n’a plus non plus à se soucier de la gestion de l’eau souillée et à en subir éventuellement les conséquences.
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Allez-y lavez votre vaisselle et votre linge à l’eau pure sans y mettre de lessive, et voyez le résultat !!

De plus, si vous lavez votre ligne à l’eau, dans votre lavabo ou un lavoir, lvous vous souciez pas non plus de la gestion de l’eau puisqu’elle elle part par le trou du lavabo ou du lavoir….

Vous croyez que du temps des lavandières, l’eau des lavoirs sortait pure ?

De nos jours les lave vaisselle utilisent 8 à 9 litres d’eau. faites la vaisselle à la main et comptez combien d’eau vous utilisez.

Bien sur que l’eau est importante, essentielle, vitale, mais bon sang utilisez d’autres arguments autre que « lavez votre linge à la main c’est mieux »

Robin
Invité
Robin

[Tout d’abord la particularité que celle-ci a de pouvoir monter par capillarité lui confère un pouvoir « antigravitationnel » qui va à l’encontre de la gravité telle qu’elle est énoncée.]

Non, c’est faux.

[C’est de cette manière que l’eau alimente les arbres et autres végétaux.]

Oui, c’est vrai.

[Cela ouvre d’ailleurs la perspective que la pesanteur soit en réalité plus régie par les lois de la densité que par un aimant qui serait situé au centre de la Terre.]

Non, c’est faux.